La Suisse, la Mecque des festivals de musique en plein air

gurtenfestivalEn Suisse, les festivals de musique en plein air sont devenus au fil du temps de véritables rituels sociaux. Sur (swissinfo.ch), le journaliste musical Jodok Kobelt précise que beaucoup de gens ne partent plus en vacances durant l’été et par conséquent se rendent dans les festivals de musique de plein air. Le festival serait devenu un lieu de rencontre où les uns et les autres réalisent leurs rêves de fraternité dans un cadre festif. Pour avoir écumé les festivals du pays pendant une quinzaine d’années, ce passionné de musique sait de quoi il parle. A côté des grands classiques que sont (le Paléo), (le Gurten) ou (le St-Gall), de nouveaux festivals n’ont cessé de faire leur apparition. D’après les propos du secrétaire général de (Yourope, l’union des organisateurs de festivals européens), la Suisse compte aujourd’hui environ 300 festivals et détrône ainsi les autres pays qui n’arrivent pas à atteindre une telle densité. Avec un tel résultat, il n’est pas étonnant que les habitants de la Confédération aiment se saisir des joies et des plaisirs qui se dégage de l’atmosphère des festivals. Néanmoins, la musique reste au centre de ces rituels sociaux.

Le public averti exige, en effet, un bon niveau de qualité. Pour les spectateurs, peu importe le nom des groupes, pourvu que la musique soit bonne. Jodok Kobelt attire l’attention sur la rapidité avec laquelle les tickets pour les grands festivals sont vendus. Mais cette forte densité de festivals a des conséquences. Chaque organisateur travaille d’arrache-pied pour donner un profil à son festival. A St-Gall, à Greenfield et au Gurten, le rock tend à dominer. Le Paléo mélange avec habilité les artistes, la world music et le son francophone. Frauenfeld préfère le hip-hop. (Montreux), célèbre pour son jazz, s’intéresse aussi au R&B et à la world.